Installer ce thème

Alors voilà. J écris. Pour dire ma colère. C est drôle d avoir mis aussi longtemps à mettre le doigt dessus.
Je pensais que j’étais en colère contre mon père, en colère contre l’abandon ultime. Je me disais que ça devait être une étape du deuil. Mais en fait je n’ai jamais été en colère contre lui. Ce n’est pas de sa faute s’il est mort.

Nan je suis en colère contre les hommes. Désolée, je met tout le monde dans le même panier.
Ce qui me met en colère, c est de voir leur jeu bien huilé quand ils veulent une partie de jambes en l’air. Et puis leur attitude détaché avec cet air de “jenetairienpromischerie” ! Non je sais que tu ne m’as rien promis mais un peu de courtoisie serait trop demander, obvisouly.

Je suis en colère contre l’homme qui ma abandonné lorsque j’avais le plus besoin de soutien. En colère contre lui parce que du coup, c’est comme si tous les autres après lui allaient m’abandonner.

Et du coup, je m’emballe trop vite
Je brûle les étapes parce que j ai l impression qu’il faut brûler la chandelle par les deux bouts. Au final, chaque histoire se consume beaucoup trop vite et je suis obligée de la lâcher quand elle me brûle les mains.
Faut toujours qu’il y ait du drama.
OAlors que j’aime les choses simples.
J’aime prendre soin de moi, soin de l’autre.
J’aime qu’il me raconte sa journée et comment il s’est senti.
J’aime partager.

Et d’un coup, je me met à juger ! De quel droit ? Aucune idée.
Quand la vie me fait trop peur, que les sentiments commencent a s’installer.
Quand tout va trop bien en fait.

Je me crée des problèmes.
Sérieusement, je fais ça moi ? Et bien oui. Bravo. Je n’ applaudis pas parce que je suis en train d’écrire.
Je suis complètement tordue. J arrive assez bien à reconnaître les gens qui font ça. Maintenant je me dis que c est parce que je dois me retrouver en eux!
Bon ok, a partir de maintenant c est fini.

A chaque jour suffit sa peine. Je suis dans une nouvelle maison. Mes problèmes sont d ordre émotionnel et financier et j arrive a me trouver malheureuse !
Je suis décidément plus faible que je ne le pense. Va falloir vous reprendre ma petite dame.
J arrive bien a reprendre le dessus sur mon corps alors fuck sur mon esprit ça devrait être possible aussi non ?
Je vais aller lire , apprendre des autres.
Sans juger.
Regarder, observer. Arrêter de crier sur tous les toits que je suis heureuse quand quelque chose dans mon ventre me brise. Accepter la douleur, le manque, l’absence.
Je ne suis pas wonder woman. Mais je peux juste être me dire que j ai quand même la belle vie. Des solutions sont la pour tous mes problèmes.

Sous mon côté altruiste, suis je une égoïste en pleine puissance ?
Je vais y réfléchir. Je vais bousculer mes codes, mes pensées que je croyais les plus inébranlables.
C est l heure de la remise en question.
Je vais avoir trente ans. Il est hors de question que tout cela continue. A moi de briser le cercle vicieux. A moi de décider quel sera mon chemin.
Mon passé est mort. Il est temps de l’enterrer.

asks:
merci de partager tes mots et chemins

Merci a toi de me lire ..

C’est étrange.  Je ne sais pas ce qu’il m’arrive…

Voilà probablement la dernière fois que j’emprunte ce chemin. 

La toute dernière fois que le bus 96 me conduit de la Gare Montparnasse à Ménilmontant,  mes hommages mesdames et messieurs  les conducteurs. 

J’aime cette ligne. Elle est longue certes. Alors je me suis habituée à passer le temps en rêvassant ou en téléphonant. 

J’en ai raconté des histoires à ces sièges. 

L’arrêt de la ligne que je préfère parmi tous les autres est celui entre Hôtel de Ville et Saint-Paul, celui devant les escaliers et la petite église. 

Celui devant la place du marché oú on pouvait admirer il y a quelques hivers les sapins de Noël en bouteille recyclable. 

De cet endroit on a vu sur la place  du Bourg Tibourg de l’autre côté de la rue de Rivoli. 

Et sur cette place il y a le souvenir de quelques soirées  et j’y vois également les personnages d’une de mes nouvelles qui y prennent un café. 

J’ai mes habitudes. Elles me mènent en des lieux qui me renvoient à des amis d’hier ou d’aujourd’hui.

Paris est une histoire d’amour. 

Je te regarde et j’ai envie d’en savoir plus. Et ce soir je m’apprête à te quitter. Je te délaisse pour quelqu’un d’autre. C’est triste parce que je t’aime et c’est symbolique parce que je sauve ma peau. 

J’ai peur et j’ai hâte. Je ne pars pas bien loin. Je vais découvrir un nouveau quartier. C’est un nouveau départ. C’est effrayant parce que le temps qui passe ne s’arrête jamais, parce que j’ai pleuré et aimé dans mon quartier. 

C”est un nouveau départ et on espère toujours laisser les coquilles derrière soi. Je vais y laisser la petite fille en deuil et la femme qui a souffert. 

Je suis en paix. 

Alors je colle mon nez à la vitre et je contemple.

Il y a d’abord la partie de la ligne dont je me moque : celle qui relie montparnasse à Saint-Michel. 

Et puis on traverse la Seine. Welcome et bienvenue rive droite et conciergerie, enchantée Notre-Dame, salut Cité et Théâtre du Chatelêt. Voilà les quartiers qui m’enchantent. L’hôtel de ville est tout enguirlandé et il y a la Seine qui s’enfuit  à contre-courant. 

Église Saint Gervais dit la voix du bus, le voilà mon arrêt favori. Hélas, personne ne s’y arrête. C’est un adieu comme je les aime. En passant, en coup de vent. 

Mais déjà Saint-Paul, son manège et son kiosque et nous nous apprêtons à traverser le Marais. C’est ici que j’aimerai vivre au 35 rue de Turenne par exemple en face de l’arrêt place des Vosges. C’est un quartier ici qui est le mien parce que je l’ai longtemps traversé a pied de jour comme de nuit. 

Me voilà en bonne voie pour regagner Ménilmontant. Avec son kfc son mcdo, ses poulets rôtis et couscous a toute heure. 

Je ne me souviens pas de mes premiers pas ici. Je devais avoir la démarche hagarde et le cœur lourd. Je ne sais plus quelles étaient mes habitudes à l’époque ni comment j’ai rencontré mon quartier.

Je peux juste dire que j’y ai rencontre des chouettes commerçants que ce soit les nanas des restos chinois ou japonais ou bien les buralistes que j’imagine vieux garçons ou encore le sexy pharmacien qui m’appelle la danseuse.

Il y avait bien évidemment le kabyle du bar en bas. Il est parti, il a vendu il y a un mois. Parti sans me dire au revoir… Et puis il y a ce monsieur probablement algérien chez qui j’imprime et photocopie mes documents. Ce monsieur qui s’est empressé de regarder en détail le papier sorti de son imprimante, papier qui attestait logo en tête mon nouvel appartement. 

Ils étaient bienveillants. Qui va veiller sur moi à présent ?

Les dimanches se suivent et ne se ressemblent pas.
J’aime ma non-routine pourtant devenue habituelle.

J’ai perdu une part de moi il n’y a pas longtemps et en ce moment je suis sur la brèche et je ne sais pas de quel côté me laisser tomber. Alors tant pis, je continue à avancer entre deux et on verra bien. Il y a des jours où je pleure et des jours où je suis heureuse. C’est comme ça.
En vérité, je ne trompe personne, ça l’a toujours été. Les choses que je porte sont de plus en plus lourdes, et j’ai de plus en plus de mal à lâcher du lest. Alors je transporte mon barda et me libère des choses que je juge comme n’étant plus essentielles.
Comme quand on fait du ménage chez soi, on trie une armoire, donne des fringues, se débarrasse de vieux meubles, on jette même des choses dont on ne s’est jamais servi.

Et surtout on n’a pas de regret.

Je vis une nouvelle chose en ce moment.

Quelque chose que je ne connaissais pas. Une source d’angoisse, une épreuve de la vie, une décision à prendre. Une décision facile à prendre mais pas confortable pour le moins. 

Je me sens prise au piège. Et j’aimerais ne pas m’être retrouvée là. Il n’y a pourtant pas d’erreur de ma part, pas quelque chose que j’aurais pu mieux faire. C’est comme ça. Ca me fout les boules mais c’est comme ça. 

Alors je me dis que vite, vite je vais régler les choses, que vite, vite je vais les oublier. Et c’est faux. Je n’oublierai pas. Jamais. Ca fera parti de moi, de mon histoire. Mes amies savent. Les vraies. Les concernées, celles qui m’aiment. Celles à qui j’en ai parlé et à qui j’ai demandé le soutien. 

Elles m’allègent en m’épaulant. Mais j’y pense. Tout le temps. Je ne dois pas m’écarter de ma décision. Je ne dois pas me dire “et si ?” Mais j’y pense. J’y pense, mais pas comme ça. Ce n’est pas le chemin que je dois prendre, je vais me diriger dans la direction que je pense être la meilleure comme je le fais à chaque fois. Je ne peux pas m’écarter de ma route.

Je ne veux juste pas décevoir les gens que j’aime et ceux pour qui j’ai de l’estime. Je sais que ce sont mes doutes et pas la réalité. Je sais que je ne les déçois pas, et qu’au fond c’est une partie de moi que je déçois.

J’aimerais écrire pour dire le manque. Mais le manque est comme l’amour, il ne s’écrit pas. On le ressent. 

On note l’absence, la vacuité. 

Un hiver, un été … Et j’ai changé, et la mer continue de rouler. C’est le début de l’automne et il me manque le bonhomme.

Est-ce que c’est trop tard ? Est-ce qu’il y a une date limite de péremption sur les émotions ? Est-ce qu’on peut aimer à jamais à en perdre la raison ? 

Qui croire ? 

Les seules relations faciles sont celles sans promesse voire sans lendemain. Sans engagement, on peut s’entendre. C’est un commun accord, un pacte signé. Pas d’avenir, no future promis !

No future. Et si j’en veux d’un avenir, c’est quelle carte que je tire ? Si je veux une maison, un havre de paix, un endroit au monde où il y aurait moi, l’autre et nos enfants. Je demande pas le conte de fée ni le Pérou, juste un chez moi, un home sweet home.

Un truc un peu démodé qu’on appelle famille. Quelque chose qui n’appartiendrait qu’à moi, que les autres n’ont pas, mon espace de vie privée avec l’autre. Un cercle à nous deux où on ferait ce qu’il nous plaît.

Est-ce que c’est trop tard ? Est-ce que toutes les envies et les tous les rêves que j’avais sont éteints ? Est-ce que les tiens sont là ? 

Que m’est-il permis d’espérer ? As tu toi de l’espoir ?

Il y a eu d’autres hommes.

Je ne vais pas mentir. Des hommes qui me connaissent autrement, différemment. Des hommes qui m’ont abordée, d’autres vers qui je suis allée. Des hommes qui m’ont touché d’une manière ou d’une autre.

Le but premier était de t’oublier, de faire table rase de toi et des souffrances, d’envoyer tout valser, de semer le trouble en moi. Des hommes avec lesquels je m’arrêtait de penser.

J’ai repris ma vie de célibataire jamais vraiment seule. C’est ainsi que je fonctionne. J’ai besoin d’être entourée, besoin d’être désirée, d’être regardée. J’avais besoin surtout qu’on me redonne confiance en moi, confiance en la femme que je suis qui se sentait bafouée. 

Besoin de ne plus parler de toi, de ne plus t’avoir en tête. Besoin qu’on me donne l’attention que je pense mériter. 

Alors forcément, j’ai tourné une page sur notre histoire. La page du mal.

Mais je n’ai pas oublié les autres. Je n’ai pas oublié le sentiment de plénitude total la deuxième fois où je suis allée chez toi et où je me suis endormie en sécurité sur ton canapé. Je n’ai pas oublié que tu lis en moi comme dans un livre ouvert et que tu me perces à jour bien souvent. Je n’ai pas oublié que j’aime me promener avec toi. Je ne peux pas oublier que je souhaitais une famille avec toi.

Juste laisse moi le temps de tout remettre à niveau, de dépoussiérer les sentiments. 

On ne s’est jamais séduit toi et moi. On s’est rencontré puis on s’est aimé. 

Alors il est temps pour toi. Il est temps que tu me fasse la cour pour me refaire l’amour. Il est temps que tu me séduises, temps que tu innoves. Il est temps que tu m’accordes ton temps. 

Je ne sais pas si nous avons une suite, un avenir, une version 2. Mais j’ai besoin que tu y crois pour moi. Si tu en es convaincu peut-être arriveras-tu à me convaincre. 

Mes larmes coulent et je ne sais pas pourquoi. C’est qu’au fond, je trouve ça tellement injuste ce qui nous arrive. Je n’ai plus envie qu’on parle du passé. J’ai envie d’avancer, de tout recommencer. Je nous trouve maudits, et j’ai sacrément envie qu’on inverse la balance. J’ai cru très longtemps qu’on pouvait être heureux tous les deux. Je ne peux pas croire aujourd’hui que c’était vain. 

J’ai changé.
Je le sais. J’ai amassé une dose de confiance en moi qui me rend peut-être hautaine.
Je m’en moque. Je sais ce que je vaux et je n’accepte pas moins de mes relations autour. Je veux de l’instant, parce que l’instant me déçoit rarement. J’en ai fini avec les projets à long terme. C’est bien joli de s’imaginer demain, mais qu’as tu à m’offrir aujourd’hui ?

C’est terminé le temps où je prenais soin des autres. J’aspire à quelqu’un qui prenne soin de moi. Quelqu’un qui me dise que je suis belle, qui me fasse sentir que j’en vaux la peine. Quelqu’un qui soit là. Un homme sur lequel je peux compter, qui ne me ment pas, qui ne se cherche pas d’excuses, un homme dont je suis la priorité quand nous sommes ensemble.
Un homme avec ses défauts, ses qualités, évidemment peu importe. Je ne demande pas qu’il soit parfait.

MAIS

Je ne serai plus infirmière. Je n’ai plus envie de jouer le rôle de : “oh mon pauv’ chéri, viens dans mes bras pour oublier que la vie est dure.”
Oui la vie est dure.
Faut t’y faire.
Comment je fais moi avec mes souffrances, mes blessures et la salope de boule dans ma poitrine ?
Je fais avec, je fais comme si je m’en foutais. Je me démerde. Et au lieu de larmes, mes yeux sortent des éclairs.
Va falloir t’y faire.

J’ai besoin d’être protégée, besoin d’être écoutée. Je n’ai pas envie de raconter pour raconter.
Il y a tout un pan de ma vie que tu ignores. Tu ne connais pas le prénom des gens autour de moi, tu ne connais pas mon emploi du temps. Tu ne sais pas où je vais ni vers quoi je marche.

Et je ne raconte plus. Je n’ai plus envie. Mes amis savent. Ils m’appellent, prennent de mes nouvelles. Ils retiennent au fil de nos conversations.
Veux-tu être un homme dans ma vie ou l’homme dans ma vie ?

C’est dur, froid et distant ?
Je ne sais pas.
En tout cas, c’est sans appel.

Je suis en colère, paraît-il.

En tout cas, c’est ce que me disent régulièrement les ostéos qui me soignent. 

J’approuve. Je suis en colère. Mais contre quoi ou qui ? Je n’ai pas encore démêlé toute l’affaire.

En colère contre la société, la vie en générale. Parce que certes il y a des choses que je n’ai pas encore digéré et qu’à mon avis je ne suis pas encore prête à avaler. La mort de mon père par exemple, ça ça me fout en rogne et me donne envie de pleurer et de taper à la fois. Parce que ce n’est pas juste et que ça me fait mal à m’en couper un bras. Parce que j’essaie de faire avec au quotidien, mais c’est vraiment dur de voir les souvenirs s’étioler. Et c’est dur aussi de dire que je m’y suis faite, résignée de ne plus dire Papa. Il ne fait plus parti de ce monde et ne fait plus parti du mien. Je ne sais pas ce que c’est d’être adulte et d’avoir un père. Il me manque lui et par dessus tout me manque la relation avec lui que je ne connais pas. Je ne suis pas en colère contre lui, c’est une colère universelle contre l’impuissance et l’injustice. Je suis en colère contre ma propre impuissance.

En colère contre moi certainement, quand j’aimerais mener vie professionnelle et sentimentale de bon train. En colère contre la femme que je suis qui s’est résignée à n’avoir que des hommes de passage, en colère contre le discours que je tiens alors que ça me fend le coeur de ne pas mener une vie de couple épanouie. Je suis triste.

Alors je danse. Non pas pour me battre ni pour me défouler. Mais pour oublier. Pour mettre une barrière entre la réalité et l’imaginaire. Je danse pour me couper du monde. Mon art ne me sert pas à régler mes comptes ni à me défouler. Mon art me sert à me protéger de cette vie d’adulte qui m’échappe.

Retournement de situation :
Et si on se mettait a sa place a lui ?

Forcément d’ici, vu de mon blog, c est un méchant garçon voire un vilain petit canard. Et moi je suis la jeune fille aux fleurs innocente.

Mais bien sur !!! Mais alors pas du tout !!! Moi aussi je lui ai fait mal et j ai merdé.
Et puis on pourrait parler de mon fichu problème de confiance qui me fait agir bêtement, de manière saugrenue et inappropriée.
Ce que ça m énerve d être comme ça.
Je suis tellement peu sûre de moi que je ne me contrôle plus.
Des peurs paniques prennent le dessus et me rendent parano, jalouse, agressive et même parfois avec un fichu désir de nuire.

Je casse mon jouet avant que l autre le casse.
Ouais ! Forcément ça ne mène pas bien loin. L autre n est pas aussi tordu que moi et il n a pas envie de casser mes jouets.
C est une façon pour moi de contrôler le truc, j’imagine.
Au final je perds tout, et mon sang froid et mon amour propre et l’autre évidemment quand il se rend compte que même avec acharnement je suis complètement névrosée et incapable de me gérer dans une relation sentimentale.

Et puis aussi, j’ai le reproche facile et la plume acerbe sur ce blog.
C’est mon blog, j’écris ce que je veux et je ne laisse pas de place à l’autre pour me répondre ou me contredire.
Ici, c’est mon royaume et je m’y remet en cause que quand bon me semble.
Il y a pourtant des choses dont je ne suis pas fière, des actions honteuses que je dissimule pour paraître meilleure que je ne suis.

Alors bon , l’autre il a bon dos !